Eau 17 Notre service public de l’eau.
Lors de notre AG Hortense Bret nous a en présenté ce service public et ses enjeux.
C’est en 1952 qu’est créé le syndicat pour l’adduction d’eau des communes rurales, ancré sur des valeurs fortes : solidarité, résilience, péréquation, anticipation.
Pour l’eau potable en Charente Maritime il existe 3 types d’approvisionnement :
– le fleuve Charente
– la nappe libre (peu profonde, sensible aux pollutions humaines)
– la nappe captive (profonde, mieux protégée).
Pour l’île de Ré, 100 % de notre eau vient du continent, en parcourant jusqu’à 70 km de réseau pour être pompée, potabilisée puis acheminée. C’est l’usine Lucien Grand de Saint-Hippolyte (avec sa prise d’eau sur le fleuve Charente via le canal de l’Unima) qui assure principalement la production de notre eau potable.
Sans surprise, en été la consommation d’eau quadruple sur l’île, passant de 4 000 m³ à 17 000 m³, voire 19 000 m³ les jours de pointe extrême.
Une stratégie de résilience et d’adaptationa au changement climatique été votée par les élus d’Eau 17.
Afin de préserver la ressource en eau de Charente-Maritime, Eau 17 a conduit une étude prospective avec différents enjeux :
– orienter les choix stratégiques, notamment la gestion de la ressource, en intégrant les effets potentiels du dérèglement climatique
– s’appuyer sur les perspectives d’évolution de la ressource, en quantité et en qualité
– répondre à chaque EPCI (adhérent ou non) : l’accès à l’eau potable peut-il être un facteur limitant pour le développement de votre territoire ?
– identifier les décisions à prendre pour remédier aux limites constatées.
Concernant les ressources, des hypothèses à moyen terme (2035) et long terme (2050) ont été analysées et mises en relation avec les 3 composantes de la demande :
– demande de base de la population permanente
– sur-consommation estivale de la population permanente (jour chaud)
– demande touristique (globalisant l’ensemble des usages domestiques, économiques et tertiaires)
et un focus sur la pointe estivale, dimensionnante.
4 scénarios ont été élaborés autour de plusieurs variables telles que la disponibilité de l’eau de la Charente et des ressources à sensibilité forte, modérée ou faible, ou la présence du biseau salé.
Il en ressort que pour la partie littoral du département, à horizon 2035, l’équilibre n’est pas assuré car il existe une marge faible voire un déficit pour le scénario le plus défavorable.
Quant à 2050, la capacité de production n’équilibre pas les besoins, quel que soit le scénario ; le déficit atteint 20 % dans la situation médiane.
Eau 17, à partir de cette étude prospective, a défini les actions pour garantir l’Eau du futur ;
– les impératives : sécuriser le système de production d’eau potable ; améliorer et maintenir la performance hydraulique ; promouvoir un aménagement des teritoires adapté à la ressource en eau potable ; assurer une gestion patrimoniale des ressources et préserver le qualité
– les nécessaires : en tout premier lieu, accentuer les actions pour des territoires sobres en eau
en sensibilisant et accompagnant les opérateurs touristiques, les citoyens-usagers, les collectivités,
et en réduisant les consommations d’eau de 10 à 15 % par l’évolution des pratiques, les économies d’eau,
la substitution.